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Startups et grands groupes français

Bilan sur des collaborations aux réels impacts

Startups et grands groupes français: bilan sur des collaborations aux réels impacts 

Alors que les startups prennent une place de plus en plus importante dans l’écosystème économique français, les grands groupes cherchent à établir avec elles diverses formes de partenariats pour innover. Ces deux mondes pourtant éloignés en termes de taille, de complexité de process et de vitesse de croissance arrivent aujourd’hui à créer de la valeur ensemble. A l’approche du salon Viva Technology, Sia Partners a souhaité faire un bilan des collaborations qui, au-delà de la communication et de l’acculturation, portent leurs fruits et ont un impact réel.

 

Les partenariats entre grands groupes et startups peuvent être classés en cinq catégories

 

•  Prise de participation majoritaire ou rachat - Crédit Mutuel Arkéa se démarque particulièrement dans ce type de collaboration.

 

•  Investissements minoritaires dans des startups, comme le font les nombreux Corporate Venture Capital des grands groupes comme Orange, Total ou encore LVMH.

 

•  Partenariat stratégique et logique d’Open Innovation où se retrouvent les formats d’incubation, d’accélération, concours d’Open Innovation ou encore les startups Studio.

 

•  Partenariat commercial, tels que RATP, BPCE…

 

•  Partenariat avec des fonds d’accompagnement et des fonds d’investissement externes – c’est le cas par exemple de Société Générale, BNP…

 

Des partenariats aux bénéfices mutuels

Face à la multitude d’offres d’accompagnement développés par les grands groupes en quête d’innovation, les startups les plus prometteuses peuvent aujourd’hui se montrer exigeantes vis-à-vis des grands groupes.  Elles souhaitent bénéficier d’une véritable expertise métier, de la capacité de déploiement et de financement d’un grand groupe.

 

Les grands groupes, quant à eux, attendent de ces partenariats un apport stratégique et commercial à leur développement, une impulsion d’innovation et d’agilité pour convaincre de nouveaux clients et entretenir leur image de marque. 

 

Pour être fructueux, ces partenariats requièrent plusieurs critères :

 

•  Planification et transparence : une communication franche sur les moyens qui peuvent être réellement déployés par chacune des parties à cout et long terme et aborder immédiatement le sujet d’une prise de capital

 

•  Définition la temporalité de l’engagement et les ressources engagées : du côté du groupe notamment, impliquer les équipes opérationnelles, sensibiliser les équipes aux spécificités de fonctionnement des startups pour faciliter le partage d’expertise

 

• Favoriser une organisation simple et agile pour permettre à la startup de se concentrer sur la création de valeur et au grand groupe d’accélérer la phase d’expérimentation et de réduire le time-to-market

 

Focus sur la banque et l’énergie : deux secteurs à la pointe de ces collaborations

Si ce mouvement collaboratif touche tous les secteurs, la banque et l’énergie font face à des transformations technologiques et d’usage dans des écosystèmes réglementés qui les poussent à collaborer activement avec les startups pour innover et se réinventer. Les acteurs du secteur énergétique cherchent plutôt à se positionner sur de nouveaux marchés, à enrichir leurs offres ou à utiliser les startups pour se positionner sur les créneaux « green ». De leur côté, les banques évoluent plus en dualité avec les startups qui viennent les concurrencer directement sur leurs marchés : il s’agit alors de se positionner en partenaire de ces nouveaux acteurs pour s’adapter aux enjeux liés aux évolutions des métiers bancaires et anticiper l’avenir.

 

Dans un contexte de concurrence accrue entre les grands groupes pour attirer les start-ups, le rapport de force entre les deux parties se rééquilibre. Pour rester attractifs auprès de start-ups en recherche d’accompagnement, de partenariats et/ou de fonds, les grands groupes doivent être en mesure de démontrer leur valeur ajoutée et leur réelle capacité à être un levier de croissance pour ces projets. Cela requiert de la part des grands groupes de s’investir humainement dans la collaboration en dédiant des ressources et de faire de la startup un véritable partenaire stratégique.

 

Pour en savoir plus téléchargez notre étude complète

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